Des projets concrets pour le tourisme fluvial

La 2e phase de l’étude sur le tourisme fluvial a été présentée lors du Conseil communautaire du 26 septembre 2012, à St Androny. L’occasion pour les élus d’appréhender la définition du projet et d’en débattre.

 

Quarante-cinq minutes de présentation et une demi-heure de débat, en préambule des points à l’ordre du jour du Conseil communautaire du 26 septembre 2012 à St Androny : il fallait bien cela pour aborder les conclusions de l’étude sur le tourisme fluvial, entamée depuis le début de l’année 2012, et qui achève sa 2e phase (sur 3). Pour mémoire, la première phase, terminée en juin 2012, portait sur le diagnostic et les orientations stratégiques de l’étude, tandis que la seconde s’attache à la définition du projet et de son plan d’actions.

« Il est indéniable que Blaye, avec sa Citadelle, son classement Unesco et site Majeur, constitue la pierre angulaire d’un projet ambitieux et décisif pour l’avenir du canton et de la Haute-Gironde », insistait Maurice Geffrault, l’un des deux consultants avec Maurice Poulet (Bureau d’études maritimes) à qui l’étude était confiée. « Mais cela ne veut pas dire que les autres communes de la façade estuarienne seront oubliées, bien au contraire », soulignait-il immédiatement.

En effet, le projet s’articule autour d’un pôle principal (zone du port de Blaye), de deux pôles complémentaires (zone du port de Plassac ; zone des ports du Bernu et de la Belle Etoile) et d’une liaison fluvestre (des rives de Plassac à St Androny).

Un port en pleine eau à Blaye

La première étape du projet prévoit la création à Blaye d’un port en pleine eau (50 anneaux) avec une écluse comprenant une passerelle pour piétons ; l’aménagement d’esplanades et de cheminements piétons tout autour du canal avec, notamment, un belvédère entre l’entrée du port et l’embarcadère du bac ; la construction en bas des allées Marines d’un bâtiment permettant d’accueillir l’Office de tourisme communautaire, les services du port et l’association Blaye Nautique. L’étude envisage également au nord la création d’un ponton visiteurs pour les bateaux de plaisance et d’une cale de mise à l’eau. « Ce programme vise à favoriser les liaisons estuaire – port – Citadelle et ville », expliquait le consultant.

Le deuxième étape concerne Plassac et suggère entre autres la mise en place d’un ponton de plaisance à l’entrée du port. L’étude envisage l’aménagement des parkings et la réhabilitation des quais. « Le caractère typiquement estuarien du port de Plassac, dans un milieu peu urbanisé, doit être préservé », estimait Maurice Geffrault. Ce dernier préconise également la création d’un chemin de randonnée en direction de Blaye et de Bourg avec la réhabilitation des digues et des berges. Objectif : « créer un lien entre les différents sites touristiques qui jalonnent les rives de l’estuaire ». L’étude suggère enfin la création, sur le parcours, de « chalets écolodge » – des infrastructures d’hébergement touristique (plutôt haut-de-gamme) dans un cadre naturel préservé.

Une priorité : le développement économique

La troisième étape s’attache à relier le port du Bernu (St Genès) à celui de la Belle Etoile (St Androny) par une liaison douce – chemin de randonnée pour piétons et vélos. A terme, les consultants soulignent l’importance de prolonger ces chemins jusqu’au port des Callonges d’une part et jusqu’à Blaye d’autre part. « Nous avons fixé un cap en début de mandat avec comme priorité le développement économique, qu’il repose sur la santé, le tourisme ou le commerce. Ce projet aura des impacts positifs en termes touristiques, économiques, sociaux et environnementaux. Si des projets concurrents sont mis sur la table, il sera nécessaire d’en débattre puis d’effectuer des arbitrages, en toute décontraction », commentait le président, Denis Baldès à l’issue de la présentation.Maurice Geffrault, l'un des deux consultants mandatés, commente son étude sur le tourisme fluvial