Le Programme pluriannuel d’investissements (PPI)

Afin de se prémunir contre tout endettement excessif et garantir ses marges de manœuvre financières, l’exécutif de la CCB a passé ses projets d’investissements de 2013 à 2020 au crible du PPI : le Programme pluriannuel d’investissements.

Un Plan pluriannuel pour sécuriser les investissements

20121206_presentation-PPI_0002Comment mettre en œuvre les projets de la Communauté de communes fixés par la «feuille de route» en 2010, sans l’exposer à des risques financiers trop importants ? Comment cadencer ces projets afin de garantir à l’intercommunalité un niveau d’endettement supportable ? Tel est l’intérêt du Programme pluriannuel d’investissements, ou PPI, élaboré par l’exécutif de la CCB et ses services.

En effet, le PPI a été conçu comme un document stratégique d’aide à la décision en matière d’investissements. Le principe est simple : se projeter dans l’avenir – jusqu’en 2020 – en inscrivant d’un côté le calendrier et les coûts des projets à financer et de l’autre les ressources prévisionnelles de la CCB.

 Développement économique

Certes l’exercice suppose, en ces temps d’incertitudes économiques, le recours à des hypothèses (par exemple le niveau des dotations financières, des ressources fiscales ou du taux d’emprunt bancaire) ; il permet d’étudier, pour faciliter les arbitrages, différents scénarios.

Les priorités s’articulent autour de 2 axes majeurs :

– l’activité santé avec, entre 2013 et 2015, les projets de Pôle santé (coût global : 1,4 M€ TTC) et la Maison de santé (MS) pluridisciplinaire (coût global : 2,5 M€ TTC)

– l’économie touristique avec, entre 2016 et 2020, l’aménagement du port et du chenal de Blaye, la construction d’un bassin à flots (coût total : 3,5 M€ TTC), d’une cale de mise à l’eau (365 000 € TTC), de deux pontons (à Blaye et Plassac, 370 000 € TTC) et d’un nouvel Office de tourisme (1,4 M€ TTC), sans oublier les extensions de la piste cyclable entre Etauliers, Blaye et Plassac (235 000 € TTC).

 20111102_chenal Blaye_0002 pour Mag 13Marges de manœuvre

Ces futurs investissements chiffrés et leurs coûts de fonctionnement évalués sont ensuite  confrontés aux capacités d’emprunt de la Communauté de communes et à ses marges de manœuvre en termes de ressources financières – sa capacité d’autofinancement.

La lecture du PPI amène plusieurs constats. La première partie du Plan, qui concerne pour l’essentiel le projet de Santé de 2013 à 2015, apparaît tout à fait supportable par les finances de l’intercommunalité en n’ayant recours qu’au seul emprunt.

Après une année de transition en 2016, le financement entre 2017 et 2020 des projets liés au tourisme s’avère plus délicat et pourrait nécessiter de faire des choix financiers, au premier rang desquels une redéfinition de la péréquation entre les communes et l’intercommunalité.

Enfin, l’hypothèse du choix d’une piscine couverte intercommunale en lieu et place des projets relevant de l’économie touristique semble difficilement supportable, notamment en raison du niveau de remboursement de l’emprunt (300 000 euros annuels) et des charges de fonctionnement (évaluées à 400 000 euros annuels). Afin d’affiner ces ordres de grandeur, les élus de la CCB ont prévu de mener une étude sur la construction d’une piscine couverte en 2014.