Le Contrat Local de Santé (CLS)

Le soutien à la filière santé est l’un des objectifs majeurs de la politique communautaire afin d’enrayer la désertification médicale du territoire. La demande en matière de santé et de services de proximité est forte, ce qui renforce le besoin d’une prise en charge globale quotidienne coordonnant plusieurs professionnels du champ social, médico-social et médical.

Le contrat local de santé : de quoi s’agit-il ?

Portrait Of Young Doctor, IndoorIssu de la loi «Hôpital Patients Santé Territoires» (H.P.S.T.) de 2009, le Contrat Local de Santé (CLS) est un outil partenarial. Il a pour but de mettre en cohérence la politique régionale et les besoins de santé existants sur le territoire visant à réduire les inégalités sociales et territoriales de santé. Il s’agit d’agir en proximité, au plus près des réalités locales.

Le CLS, c’est avant tout une dynamique collective. Son animation doit permettre de mobiliser élus, professionnels d’horizons variés et usagers. Ces derniers ont toute leur place et doivent devenir acteurs de la démarche. Des approches innovantes sont à explorer pour leur donner le pouvoir d’agir tout au long du processus.

Afin de structurer une politique territoriale répondant aux enjeux de santé publique, les 4 Communautés de Communes du territoire mettent en place un Contrat Local de Santé et rejoignent ainsi la dynamique proposée par l’Agence Régionale de Santé (ARS) à l’échelle de la Haute-Gironde. Une réunion de lancement a eu lieu en septembre 2017, à la suite de laquelle une importante concertation s’est mise en place afin d’affiner le diagnostic en santé publique sur la Haute-Gironde. La quarantaine d’opérateurs ou partenaires institutionnels sollicités ont pu faire remonter 70 fiches recensant les problématiques du territoire. Cette analyse a été couplée avec les données de l’Observatoire Régional de Santé et des diagnostics existants.

Des problématiques communes

20151104_Maison de santé_0004A l’échelle de la Haute-Gironde, les partenaires ont pu faire le constat de problématiques partagées.

Ainsi, furent mis en évidence la difficulté à attirer de nouveaux praticiens et l’absence de certains spécialistes avec notamment une mauvaise prise en compte de la santé mentale et de la souffrance psycho-sociale. La précarité et vulnérabilité (ex. handicap) sont identifiées comme freins à l’accès aux soins et un cloisonnement des secteurs social/médico-social et sanitaire est constaté.

Côté prévention, des difficultés dans le dépistage d’affections longue durée (diabète, cancer…) et un manque de coordination des démarches de prévention sont soulevées. La nécessité d’un maintien à domicile des personnes dépendantes et l’identification de risques environnementaux sur la santé et de situations d’habitat indigne complètent l’état des lieux.

Attractive doctor examining an x-ray and smiling at the camera

Dès lors certains choix forts ressortent, sur lesquels il conviendra d’agir : le recours et la continuité des soins des plus vulnérables, un maillage territorial de l’offre avec renforcement en santé mentale, la promotion d’environnements sains pour la petite enfance ou encore le développement d’habitats favorables à la santé. Des groupes de travail seront mis en place au début de l’année 2018 afin de définir un plan d’actions transversal et coordonné au niveau local pour les 3 ans à venir, visant à atteindre les objectifs et les bénéfices attendus pour les populations.